TABLE DES MATIÈRES
1. Signification pratique du terme « soins parentaux » ; droits et obligations de la personne exerçant l’autorité parentale 1.
2. Qui est généralement responsable des soins parentaux d'un enfant ? 2.
3. Une autre personne peut-elle être désignée pour exercer l'autorité parentale à la place des parents si ceux-ci sont incapables ou refusent d'exercer correctement cette autorité à l'égard de leur enfant ? 3.
4. Comment les modalités d'exercice de la garde parentale seront-elles réglementées à l'avenir si les parents divorcent ou vivent séparément ? 4.
5. Si des parents concluent un accord de garde, quelles sont les conditions formelles à remplir pour que cet accord soit juridiquement valable ? 5.
6. Si les parents ne parviennent pas à s'entendre sur la question de la garde parentale, quelles sont les autres options pour résoudre les différends sans avoir recours aux tribunaux ? 6.
7. Si les parents font appel au tribunal des affaires familiales, sur quelles questions le juge peut-il statuer dans l'intérêt supérieur de l'enfant ? 7.
8. Si le tribunal des affaires familiales décide que la garde de l'enfant est confiée à un seul parent, cela signifie-t-il automatiquement que ce parent peut prendre toutes les décisions concernant l'enfant seul et sans consulter l'autre parent ? 8.
9. Si le tribunal des affaires familiales décide que les deux parents partagent la garde de l'enfant, quelles en sont les conséquences pratiques ? 9.
10. Devant quel tribunal (ou quelle autorité) les demandes de garde peuvent-elles être déposées ? Quelles sont les formalités à remplir et quels documents doivent être joints à la demande ? 10.
11. Quelle procédure s'applique dans ces cas ? Existe-t-il une procédure accélérée ? 11.
12. L'aide juridictionnelle est-elle disponible pour couvrir les frais de justice ? 12.
13. Un recours est-il possible contre les décisions relatives à la garde d'enfants ? 13.
14. S’il devient nécessaire de faire exécuter une décision de garde par un tribunal, quel tribunal faut-il contacter dans de tels cas et quelle procédure faut-il suivre ? 14.
15. Quelles sont les démarches nécessaires pour faire reconnaître et exécuter au Luxembourg une décision relative à la garde d'un enfant rendue par un tribunal d'un autre État membre de l'Union européenne ? Quelle procédure doit être suivie ? 15.
16. Quelle juridiction luxembourgeoise faut-il saisir pour contester la reconnaissance d'une décision relative à la garde d'enfants rendue par une juridiction d'un autre État membre de l'Union européenne ? Quelle procédure suivre ? 16.
17. Quelle loi le tribunal de la famille applique-t-il dans une procédure de garde d'enfant si l'enfant ou les parties ne résident pas au Luxembourg ou s'ils ont des nationalités différentes ? 17.

 

1. Signification pratique du terme « soins parentaux » ; droits et obligations de la personne exerçant la responsabilité parentale

D'un point de vue terminologique, le terme « autorité parentale » est plus courant au Grand-Duché de Luxembourg que celui de « prise en charge parentale ». Il désigne l'ensemble des droits et obligations que les parents ont en vertu de la loi en ce qui concerne la prise en charge personnelle et financière de leurs enfants mineurs, afin de remplir leurs responsabilités essentielles en matière de protection, d'éducation et d'entretien.

L'autorité parentale est conférée aux parents afin qu'ils puissent protéger le bien-être physique, mental, émotionnel et moral de leur enfant. Ils ont le droit et le devoir de veiller sur leur enfant, de prendre soin de lui, de l'élever et de l'éduquer. L'autorité parentale n'est pas un droit absolu laissé à la discrétion des parents. Elle doit être guidée par l'intérêt supérieur de l'enfant.

2. Qui est généralement responsable des soins parentaux d'un enfant ?

En règle générale, le père et la mère exercent conjointement l'autorité parentale pendant le mariage. Si les parents ne sont pas mariés, c'est généralement la mère qui exerce cette autorité.

3. Une autre personne peut-elle être désignée pour exercer la responsabilité parentale à la place des parents si ceux-ci sont incapables ou refusent d'exercer correctement cette responsabilité envers leur enfant ?

Si les parents décèdent ou sont dans l'incapacité de s'occuper de leurs enfants, un tuteur doit être désigné. Le dernier parent survivant peut choisir le tuteur. À défaut, le conseil de famille, ou en son absence, le tribunal des tutelles, désigne le tuteur.

Haut de page

4. Comment les modalités d'exercice de la garde parentale seront-elles réglementées à l'avenir si les parents divorcent ou vivent séparément ?

En cas de divorce par consentement mutuel, les parents peuvent convenir d'une garde partagée. Dans toutes les autres procédures de divorce, l'autorité parentale est exercée par le parent à qui le tribunal aux affaires familiales confie la garde.

Sauf circonstances exceptionnelles et graves, les tribunaux luxembourgeois confient généralement la garde à la mère, surtout lorsque l'enfant est jeune. L'autre parent bénéficie d'un droit de visite et d'un droit de surveillance.

Si la garde parentale a été confiée à un tiers, les autres aspects de l'autorité parentale restent exercés par le père et la mère. Cependant, lors de la désignation d'un tiers comme tuteur temporaire, le tribunal peut exiger que ce tiers demande la nomination d'un tuteur légal.

5. Si les parents concluent un accord de garde, quelles sont les conditions formelles à remplir pour que cet accord soit juridiquement valable ?

Un accord entre parents concernant une question d'autorité parentale n'est juridiquement contraignant que s'il est approuvé par le tribunal compétent.

6. Si les parents ne parviennent pas à s'entendre sur la question de la garde parentale, quelles sont les autres options possibles pour résoudre les différends sans avoir recours aux tribunaux ?

Les parents peuvent demander une consultation familiale.

Haut de page

7. Si les parents font appel devant le tribunal de la famille, sur quelles questions le juge peut-il statuer dans l'intérêt supérieur de l'enfant ?

Le tribunal est compétent pour répondre aux questions suivantes :

  • Garde : sauf circonstances exceptionnelles et graves, les tribunaux luxembourgeois confient souvent la garde à la mère, surtout lorsqu’il s’agit d’un jeune enfant ;
  • Le droit d’accès et de visite du parent non gardien : ce droit ne peut être refusé au parent non gardien que pour des raisons graves ;
  • Droit de visite des grands-parents : ce droit ne peut être refusé aux grands-parents que pour des raisons graves ;
  • Droits de correspondance et de visite d'autres personnes apparentées ou non : le tribunal peut accorder ce droit en raison de circonstances exceptionnelles ;

§ Pension alimentaire pour enfants : La pension alimentaire pour enfants est déterminée en fonction des besoins de l’enfant et de la capacité des deux parents à payer, et doit continuer à être versée même après que l’enfant a atteint l’âge de la majorité si celui-ci ne peut subvenir à ses propres besoins.

8. Si le tribunal de la famille décide que la garde de l'enfant est confiée à un seul parent, cela signifie-t-il automatiquement que ce parent peut prendre toutes les décisions concernant les affaires de l'enfant seul et sans consulter l'autre parent ?

Le parent qui a la garde a le devoir d'informer l'autre parent, dans la mesure où il doit le tenir au courant des décisions importantes et des événements significatifs qui affectent le développement de l'enfant. Bien que l'autre parent ait un certain droit à participer aux soins et à l'éducation de l'enfant, cela ne lui donne pas le droit d'être informé de chaque détail de sa vie.

Haut de page

Si le parent non gardien estime que le parent gardien exerce ses droits parentaux d'une manière préjudiciable à l'intérêt supérieur de l'enfant, il peut saisir le tribunal compétent. Dans ce cas, le tribunal est habilité à ordonner une modification de la garde ou à imposer des conditions au parent gardien concernant l'éducation de l'enfant.

9. Si le tribunal des affaires familiales décide que les deux parents partagent la garde de l'enfant, quelles en sont les conséquences pratiques ?

Lorsque l'autorité parentale est exercée conjointement par des parents séparés, cela requiert sans aucun doute un haut degré d'accord et de coopération mutuelle dans l'intérêt d'une coordination durable et constructive des décisions concernant la surveillance, les soins et l'éducation de l'enfant.

10. Devant quel tribunal (ou autorité) les demandes de garde peuvent-elles être déposées ? Quelles sont les conditions formelles à remplir et quels documents doivent être joints à la demande ?

Le tribunal des tutelles est compétent si les parents ne parviennent pas à s'entendre sur les questions nécessaires au bien-être de l'enfant, ou si les représentants légalement désignés, qui sont tenus d'agir conjointement, ne parviennent pas à un accord concernant la gestion des biens de l'enfant.

Lors d'une procédure de divorce ou de dissolution de mariage, le tribunal ayant rendu l'ordonnance provisoire est généralement responsable des mesures conservatoires relatives à la garde des enfants. Cependant, le tribunal pour enfants peut modifier ces mesures si le bien-être physique, mental ou émotionnel de l'enfant, son éducation, son instruction ou son développement social et moral sont menacés. En cas de divorce ou de dissolution de mariage, le tribunal aux affaires familiales saisi statue également sur la question de la garde parentale. Après un divorce ou une dissolution de mariage, le tribunal pour enfants peut fixer, modifier ou compléter les modalités de garde.

Haut de page

Une action en transfert partiel ou total de l'autorité parentale doit être intentée auprès du tribunal de grande instance compétent pour le domicile ou la résidence habituelle de l'enfant mineur. Le tribunal recueillera tous les renseignements pertinents et ordonnera notamment une évaluation du développement de la personnalité de l'enfant, principalement par l'examen de son environnement social, des évaluations médicales, psychiatriques et psychologiques, l'observation de son comportement et l'étude de ses aspirations professionnelles. Il entendra les parents ou le tuteur légal, ainsi que la personne qui a pris l'enfant en charge. En outre, il pourra ordonner toute mesure provisoire qu'il jugera appropriée pour l'éducation et le bien-être de l'enfant.

Une action en déchéance totale ou partielle de l'autorité parentale est introduite par le Ministère public devant le tribunal d'arrondissement compétent du domicile ou de la résidence habituelle du père ou de la mère. Si le domicile ou la résidence habituelle du père ou de la mère dans son pays d'origine est inconnu, l'action est introduite devant le tribunal d'arrondissement compétent du lieu de résidence des enfants. Si tous les enfants ne résident pas dans le même arrondissement judiciaire, l'action est introduite devant le tribunal d'arrondissement de la ville de Luxembourg. Le Ministère public ouvre une enquête sur la situation familiale de l'enfant mineur et la moralité des parents. Ces derniers sont invités à faire part de leurs observations et objections au tribunal. Le tribunal peut, d'office ou à la demande des parties, ordonner les mesures provisoires qu'il juge appropriées à l'intérêt supérieur de l'enfant. Il peut également révoquer ou modifier ces mesures.

Haut de page

11. Quelle procédure s'applique dans ces cas ? Existe-t-il une procédure accélérée ?

Une action en justice devant le tribunal des tutelles est intentée par le père ou la mère de l'enfant. La représentation par un avocat n'est pas obligatoire pour les deux parties.

En ce qui concerne les demandes de garde présentées dans le cadre d’une procédure de divorce ou de dissolution, il convient de se référer aux commentaires sur le sujet «Divorce – Luxembourg», question 11.

Suite à un divorce ou à une dissolution du mariage, le tribunal pour enfants peut être saisi par une requête informelle déposée par un parent ou le procureur. Cette requête, établie en quatre exemplaires, doit être déposée au greffe du tribunal pour enfants du lieu de résidence ou de domicile habituel de l'enfant. Outre les faits sur lesquels elle se fonde, la requête doit mentionner les noms, prénoms, professions et domiciles respectifs des parties. Le requérant doit également indiquer toute résidence choisie au sein du Grand-Duché qu'il ne possède pas ; à défaut, la requête est irrecevable. La représentation par un avocat n'est pas obligatoire.

Une action en transfert de droits parentaux se fait par requête. La présence d'un avocat n'est pas obligatoire devant le tribunal. La requête peut également être déposée auprès du parquet, qui saisira ensuite le tribunal compétent. Le père, la mère ou le tuteur qui souhaite recouvrer ses droits parentaux révoqués doit déposer sa requête auprès du tribunal du ressort du domicile ou de la résidence habituelle de la personne à qui ces droits ont été transférés.

Haut de page

Une action en révocation de la garde parentale doit être intentée par requête contenant les détails des faits pertinents et les preuves nécessaires. Le greffier enregistre la requête et convoque les parents ou les proches visés par l'action. Ils ne sont pas tenus d'être représentés par un avocat. Le père, la mère ou le tuteur qui souhaite recouvrer les droits révoqués doit déposer une requête auprès du tribunal du ressort duquel réside ou a sa résidence habituelle la personne à qui ces droits ont été transférés.

12. Une aide juridictionnelle est-elle disponible pour couvrir les frais de la procédure ?

Les personnes dont les revenus sont jugés insuffisants au regard du droit luxembourgeois peuvent bénéficier de l'aide juridictionnelle. À cette fin, elles doivent remplir un questionnaire disponible auprès de l'office central des services sociaux et le soumettre au président du barreau compétent, qui est habilité à prendre la décision.

L'aide juridictionnelle couvre tous les frais de justice, de procédure et de documents pour lesquels elle a été accordée. Cela inclut notamment les droits de timbre et d'enregistrement, les frais de greffe, les honoraires d'avocat, les frais et honoraires d'huissier, les frais et honoraires de notaire, les honoraires et honoraires d'expert, les frais de témoins, les honoraires de traducteur et d'interprète, les frais de certificats relatifs au droit coutumier, aux coutumes et aux traditions du pays d'origine, les frais de déplacement, les frais et honoraires d'enregistrement, d'hypothèque et de nantissement, ainsi que les frais de publication dans les quotidiens.

13. Un appel peut-il être interjeté contre les décisions relatives à la garde d'enfants ?

Un recours contre une décision du tribunal aux affaires familiales relative à la garde des enfants peut être formé devant la cour d'appel, chambre civile. Le délai d'appel est généralement de quarante jours. Toutefois, ce délai est réduit à quatorze jours seulement pour toute mesure d'injonction provisoire.

Haut de page

14. S'il devient nécessaire de faire exécuter une décision de garde par un tribunal, quel tribunal faut-il contacter dans de tels cas et quelle procédure faut-il suivre ?

Le droit luxembourgeois prévoit deux moyens de lutter contre le refus systématique d'appliquer une décision de justice relative à la garde d'enfants :

D'une part, une sanction civile est prévue, à savoir une amende, qui consiste en une injonction faite par le tribunal au parent défaillant de payer une somme d'argent déterminée en fonction du retard (exprimé en jours, semaines ou mois), afin de l'obliger à remplir correctement ses obligations. L'assignation est déposée auprès du tribunal de grande instance compétent pour le domicile de l'enfant. La présence d'un avocat est obligatoire pour les deux parties.

Par ailleurs, des sanctions pénales sont prévues. L'enlèvement d'enfant est puni d'une peine d'emprisonnement de huit jours à deux ans et/ou d'une amende de 251 € à 2 000 €. Si l'auteur de l'enlèvement a été privé, totalement ou partiellement, de la garde de l'enfant, la peine d'emprisonnement peut aller jusqu'à trois ans. Le parquet peut se saisir d'office de l'affaire ou être saisi par la victime par voie de plainte. Le tribunal correctionnel, siégeant en chambre pénale, prononce les sanctions pénales et, le cas échéant, statue sur les dommages et intérêts auxquels la victime peut prétendre. La présence d'un avocat n'est pas obligatoire devant le tribunal.

Haut de page

15. Quelles sont les démarches à entreprendre pour qu'une décision relative à la garde d'un enfant, rendue par un tribunal d'un autre État membre de l'Union européenne, soit reconnue et exécutée au Luxembourg ? Quelle procédure doit être suivie ?

Conformément au règlement (CE) n° 2201/2003 du Conseil du 27 novembre 2003 relatif à la compétence juridictionnelle, à la reconnaissance et à l’exécution des décisions en matière matrimoniale et en matière de responsabilité parentale à l’égard des enfants issus des mariages (ci-après dénommé « règlement Bruxelles II »), une décision d’une juridiction d’un autre État membre de l’Union européenne relative à la garde des enfants est reconnue de plein droit au Grand-Duché. Autrement dit, la reconnaissance de cette décision n’est soumise à aucune procédure supplémentaire.

Toutefois, une décision définitive, prononcée et signifiée par une juridiction d'un autre État membre de l'Union européenne relative à l'exercice de l'autorité parentale sur un enfant commun des parties, sera également exécutoire au Grand-Duché après avoir été déclarée exécutoire à la demande de l'une des parties. La demande d'exécution doit être introduite auprès du président du tribunal de grande instance par un avocat. Un recours contre la décision du président du tribunal de grande instance peut être formé devant la cour d'appel. Un pourvoi en cassation peut être formé contre l'arrêt de la cour d'appel.

Haut de page

16. À quelle juridiction luxembourgeoise faut-il interjeter appel de la reconnaissance d'une décision relative à la garde d'un enfant rendue par une juridiction d'un autre État membre de l'Union européenne ? Quelle procédure doit être suivie ?

Conformément au règlement Bruxelles II, toutes les parties concernées peuvent saisir le président du tribunal d'instance d'un recours en cas de non-reconnaissance d'une décision de justice rendue par une juridiction d'un autre État membre de l'Union européenne en matière de garde d'enfants. Le recours à un avocat est obligatoire pour cette procédure.

La demande ne peut être rejetée que pour les raisons suivantes :

  • La non-reconnaissance est contraire à l'ordre public ;
  • L'enfant n'a pas été entendu ;
  • Le droit à la défense est violé ;
  • La non-reconnaissance est incompatible avec une décision rendue dans une procédure connexe.

Chacune des parties peut interjeter appel de la décision du président du tribunal de district devant la cour d'appel. Un pourvoi en cassation est recevable contre l'arrêt de la cour d'appel.

17. Quelle loi le tribunal de la famille applique-t-il dans les procédures de garde si l'enfant ou les parties ne résident pas au Luxembourg ou s'ils ont des nationalités différentes ?

  • La Convention de La Haye du 5 octobre 1961 sur la compétence des autorités et la loi applicable en matière de protection des mineurs s'applique à tous les enfants ayant leur résidence habituelle au Luxembourg ou dans un autre État contractant. Selon l'interprétation juridique luxembourgeoise, l'article 3 de cette Convention signifie que tous les aspects de l'autorité parentale relatifs à la personne de l'enfant relèvent de la loi matérielle de l'État dont l'enfant mineur possède la nationalité. Cela inclut essentiellement les soins personnels, tels que la garde, la détermination du lieu de résidence et, par exemple, le droit de décider de l'éducation et de l'instruction de l'enfant. En revanche, on peut supposer que les droits et obligations relatifs à la gestion des biens de l'enfant ne relèvent pas de cette disposition.

Conformément à l’article 15 de la Convention susmentionnée, les autorités luxembourgeoises, saisies d’une demande d’annulation, de dissolution de mariage ou de séparation de corps entre les parents d’un enfant mineur, conservent le pouvoir de prendre des mesures de protection de la personne ou des biens de cet enfant. Toutefois, les autorités des autres États contractants ne sont pas tenues de reconnaître ces mesures.

  • En dehors du champ d'application de la convention susmentionnée, il convient de faire une distinction quant à savoir si l'enfant mineur est de descendance légitime ou illégitime :
    • Dans le cas des enfants nés hors mariage, c'est la loi de l'État dont l'enfant est ressortissant qui s'applique.
    • Dans le cas des enfants nés dans le cadre du mariage, la loi applicable en matière matrimoniale selon le droit luxembourgeois s'applique, c'est-à-dire.
      • la loi nationale qui s'applique conjointement aux deux parents s'ils ont la même nationalité ;
      • la loi applicable au domicile commun des deux parents s'ils ont des nationalités différentes.

Il est généralement admis en jurisprudence qu'après le divorce des parents, la loi applicable aux procédures de divorce doit être appliquée, c'est-à-dire.

la loi nationale qui s’applique conjointement aux époux s’ils ont la même nationalité ;

le droit des époux à leur résidence commune de fait s’ils ont des nationalités différentes ;

Le droit luxembourgeois s'applique si les époux ont des nationalités différentes et n'ont pas de résidence commune.

En tout état de cause, la compétence concurrente de la loi du lieu de juridiction est appliquée, c’est-à-dire la loi luxembourgeoise en sa qualité de loi relative à la police publique, à la sécurité et à l’ordre public.

Informations complémentaires